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#1 08 10 2016 13:28:12

naïs
Membre

La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

De temps en temps, je m'exprime sur ce forum, et par ma contribution, j'essaye de lancer des discussions car j'aime entendre différends avis. Et aujourd'hui, j'aimerai parler de spiritualité. Dans le sujet- la spiritualité est-elle une conception mentale ou physique ?- Je m'explique; peut-on avoir la foi avec le mental, et concevoir un lien ordonné par des réflexions ou est-ce qu'il s'agirait plus de sensation physiques comme ressentir un profond amour ? Mais alors que nous attendons des réponses à nos problèmes où à nos souffrances, nous voulons forcément obtenir des réponses concrètes afin de solutionner au plus vite ce qui nous rend mal.
Et une autre question se pose: la spiritualité serait 'elle une pratique à entraîner afin comme le sportif arriverait à un certain niveau grâce à des une pratique constante de son activité physique sinon, il ne pourrait espérer atteindre ses objectifs.
Et dans l'approche qui nous est proposée chez N.A., il s'agit d'une spiritualité libre et personnelle à chacun avec de fortes suggestions tout de même dans la pratique de la prière et de la méditation à exercer au quotidien. Pour ceux qui désirent cheminer sur une voie spirituelle, je pense qu'il n'est pas aisé et également en dehors de N.A. de trouver  un moyen spirituel d'aider efficacement et concrètement les personnes.
Je ne peux parler que de ma propre expérience qui n'a pas la prétention de vouloir convertir ou convaincre qui que se soit car je pense que chacun est amené à vivre ces propres expériences.
Mais je suis heureuse de partager ma foi en ce qu'on appelle chez N.A une puissance supérieure, pour ma part, je crois qu'ils sont multiples, et qu'ils sont nombreux à pouvoir nous venir en aide.
Toutes sortes d'énergies circulent, des forces positives comme négative, et de ne plus être comme une sorte de marionnette, trimballée par ses émotions, ses projections, et par ses dépendances, et en fait être toujours cette marionnette, mais le comprendre, et agir alors avec précaution en se donnant le temps de la conscience qui a de multiples ramifications.
L'être humain est si riche de possibilités comme de contradictions, qu'il me faut trier dans ce qui est juste de faire sans tomber dans le piège de la perfection.
Connaître ses points faible, pour ma part: la culpabilité est un puissant videur d'énergie.
Alors, je pense que la spiritualité est une approche plus physique que mentale car si j'écoute mon corps dans lequel toutes sortes d'émotions traversent, je peux accéder à mon moi profond, cette  dimension enfuie ou plus profond de mon âme, et y voir plus clair dans mes relations avec les autres car c'est de cela qu'il est question !? Quelle personne suis-je vraiment ? Et qu'est ce qui me fait réagir de la sorte ?
Se libérer de ses entraves, de ses conditionnements est mon souhait avec du respect à mon encontre et trouver les limites, les accepter, et continuer avec l'envie, l'enthousiasme, la joie, et l'émerveillement de découvrir la beauté de ce monde, observer, être vivant chaque jours comme un cadeau car je suis clean.
Le monde matérialiste ne suffira jamais à mon bonheur tandis que la force d'amour qui se dégage depuis une partie du monde invisible ou P.S. ne peut que me nourrir de contentement, l'esprit se nourrit comme le corps, et je le sais à présent.
Bonne 24 heures et bons partages sur ce sujet ou un autre.

Hors ligne

#2 08 10 2016 19:59:46

Balthazar
Membre

Re : La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

Avant toutes choses : est-ce que tu est belles?

smile Lol

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#3 08 10 2016 20:09:16

Balthazar
Membre

Re : La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

LOL
J'avais pas vu que derrière l'imposante discussion de NaturalMystic,
se cachait une étudiantes en philosophie qui commence à cumuler un peu de clean...

Je réfléchis un peu à tout çà,
et après un petit crochet,
je reviens avec un post plus sérieux...

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#4 08 10 2016 20:42:52

Balthazar
Membre

Re : La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

Je ne suis plus un chrétien.
Je crois comme Toi Naïs...
Tu as totalement raison avec tes énergies et tout, c'est très puissant ce que tu dis là!

<<<Big big hug>>>

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#5 08 10 2016 21:47:59

florent
Membre

Re : La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

Balthazar a écrit :

Avant toutes choses : est-ce que tu est belles?

smile Lol

Est ce que nous nous sommes déjà vu Balrhazar ?! J'aurai presque envie de parier sur qui tu es !
Peu importe, tu viens de me faire rire !

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#6 09 10 2016 01:12:29

Balthazar
Membre

Re : La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

Moi, la question qui me turlupine le plus, en ce moment, rejoint la tienne...

Est-ce que dans un futur proche, l'adolescence deviendra une phase de l'existence qui fera des pré-hommes et femmes des sortes d'adultes en construction ; ou est-ce qu'elle sera davantage un prolongement de l'enfance?

Par ce biais là, j'aimerai bien savoir si cette charnière (que d'aucuns présentent comme une 'invention' récente de l'Homme) se devrait d'être une épreuve, un chemin initiatique difficile et douloureux, au cours duquel, tant le corps que l'esprit sont chahutés et endurcis par les transformations qui naîtraient alors de l'adversité, de l'opposition et du trouble?

Je reprends souvent cette métaphore œnologique (même ici!) : il est établi, et c'est le mot qui est employé, qu'il faut : "'stresser' la vigne" pour en obtenir le meilleur.
Est-ce à dire qu'une éducation rigide et sévère produirait de meilleurs fruits?
Peut-être que certains y survivront, et seront plus forts, mais que d'autres casseront, tomberont en terre, mais se dé-sècheront... Et que l'échec accompagnera ces anges déchus.

Si l'on s'accorde à dire que, bon an, mal an, l'Humanité progresse, et que que l'on associe à cela plus de bonheur, la transition enfant/adulte devrait se passer mieux... (Plus de résultats pour moins d'efforts.)
Et de fait, dans bien des domaines, l'on observe qu'avec peu de travail, beaucoup obtiennent des réalisations correctes, qu'il s'agisse d'art, de sport ou autre, grâce aux technologies qui constituent des outils faciles à maîtriser, et décuplant les effets de ceux qui les 'utilisent' justement. (En particulier à NA.)

Un dilemme voisin est celui de la transmission des expériences, et de la possible plus grande capacité de ceux qui ont des acquis intellectuels, culturels, matériels etc. à en faire profiter leurs progénitures.

PROUDHON voyait la famille comme un puissant levier du développement, il estimait que viscéralement, les pères et mères se dévouent à leurs descendances (contrairement à ROUSSEAU) et qu'ils forment ainsi des citoyens prolifiques... 'Prolétaire' signifie 'race' étymologiquement, mais au sens de 'caste' ou dans un langage plus contemporain : 'catégorie sociale'. MALTHUS regrettait que les pauvres se multiplient plus rapidement que la productivité, et aurait été partisan d'un contrôle des naissances qui préfigurait un peu l'eugénisme. Mais qu'elles en sont les bornes justement? Selon le point de vu et l'implication, la plupart comprendront qu'on interrompe même tardivement certaines grossesses dont on sait qu'elles aboutiront à des handicapes...
Les mécanismes fiscaux, ont fait peser sur le désir familial, par l'entremise du travail, des successions, de la consommation,  l'essentiel des moyens collectifs de contribution. Mais cet attribut, d'autres (je pense à LA BOETIE) le verrait comme un esclavage, où chacun serait tenu par les fils de ses entrailles, et retenu de se rebeller par peur des représailles.
Tant et si bien que la fécondité s'effondre, et que chacun se demande si derrière les joies de l'enfantement, ne se cacherait pas principalement et primitivement : une pulsion sexuelle, et qui lierait comme on lie un bœuf toute son existence durant.
D'un autre côte, si l'on admet que tout progrès requiert une souffrance préalable et préférée au prélassement, ces obligations pourraient être perçues comme les aiguillons qui poussent l'Homme au dépassement. Et, plus tard, en retour, il est actualisé par ses fils qui lui enseignent la modernité qui croît exponentiellement.

Mais, qu'il faille impérativement payer d'atroces sensations tout gain intellectuel, spirituel ou matériel, serait bien triste et ferait la part belle aux stoïques, quand nous disions dans l'exorde que toujours moins de peines suffiront pour édifier les Êtres fragiles et avers aux maux que nous sommes.

Ne pourrait on pas opter en propre pour la route la plus rêche?

Les indiens ont, ce me semble, le 'maha' (grand) 'yana' (véhicule) et le 'hina' (petit), est-ce à dire que certains opteraient pour un accomplissement plus 'complet' d'eux-même, quand d'autres se contenteraient de moins d'exigences?

Les uns ont besoins de repères, de contraintes, de contremaîtres pour les piquer au derrière afin qu'ils avances, d'autres y vont d'eux-mêmes.
Les dépendants ont cherché les limites ; ils ont trouvé leurs limites. Pour ceux qui n'y ont pas survécu, ce sont les limites qui les ont trouvé, celles-là qu'ils avait, oserais-je dire, provoqués.

Les Dieux, façon Lanfeust de Troie, c'est mignon, et même si les expert (cooptés) s'accordent à voir une tendance à l'évolution de l'animisme, totémisme et panthéisme vers le polythéisme puis le monothéisme et jusqu'au laïcisme, il n'est pas dit qu'ils aient raison.
Aussi bien prétendent ils que les sociétés traditionnelles (comprenez : ceux qui vivent dans les grandes forêts qu'on voit dans les reportages...) sont le passé des modernes, et pourtant, loin de moi de les idéaliser, ou pire, de donner dans le 'mythe du bon sauvage', mais nous constatons qu'Internet à fait de la planète un village, où tous sont au courant des moindres galipettes du chef de la tribu, où chacun peut connaître la vie de qui il veut, comme s'il avait grandit avec, et, last but not least, où l'image (on sait que beaucoup de cubistes ont pris leur inspiration à ces peuples (ce que les Nazi qualifieront ''d'art dégénéré'')) la forme si l'on veut, prend le pas sur le fond, le contenu. Disons, qu'à la vérité, le contenu devient aussi de plus en plus important, mais enfin, dans ce jeu d'oppositions binaires façon Edgar MORIN, il fallait affubler aux autres une préférence entre ces 2...
Je pense qu'après qu'ils eurent à se développer parallèlement, ces deux mondes ont à converger.
D'où la résurgence, avec un peu de mode dedans, des elfes de l'Edda (Le Seigneur des anneaux), à côté du vaudou (même en France, par le biais notamment des minorités Haïtiennes, mais surtout en Floride, et Amérique Latine (Brésil))...

Alors, ta question, j'y viens, dans sa formulations, tu t'appuies sur le terme : "conception", si bien que tu ferme un peu l'horizon, en faisant de la spiritualité un système de pensée. Ou alors tu réponds en même temps que tu t'interroge... Mais après tu te déploie en dépeignant l'autre pan de l'alternative : plus physique, axé sur les sensations tangibles, 'concrètes', pour ne pas dire pratique voire : de droite. Et dans le prolongement de cela, on sent poindre des questionnements parapsychologiques que dissimulent mal des vocables tels que : énergies, courant etc... A moins qu'il faille les entendre comme des influences extrêmes-orientales ou para-médicales, aussi très tendance, mais qu'il serait bête de réduire aux seuls aspects superficiels.
Après avoir été l'ayatollah du retour aux sources chrétiennes, rude et authentique, j'ai fini par ne plus me moquer des New Age, Full Mind (super conscience) qui me paraissaient attirés par ce que j'appelais les : "pouvoirs magiques". Et, il demeure que beaucoup de ces marchands de spiritualités multi-variées, sont des boutiquiers qui ne manquent pas de promettre aux naïfs qu'ils accèderont à des niveaux de conscience qui leur feront voir le réel différemment et, en un mot, ce qui leur donnera un 'ascendant'. (Dans tous les sens du terme...)
Même des gens crédibles comme Christophe ANDRE, que j'ai vu dans des émissions comme celles de Franz-Olivier GIESBERG, ou invité de Sagesse bouddhiste sur France 2, a pu déclarer en cette dernière occasion, que se trouvait à la clé (et dans son bouquin) : une rencontre avec Dieu. Alors, très honnêtement, je n'ai plus la citation exacte, et il convient d'être prudent lorsqu'on accuse un peu de charlatanisme, ce qu'il n'est pas du tout loin s'en faut ; mais devant mon téléviseur, j'ai eu la nette impression qu'il se posait comme un intermédiaire, parmi d'autres certes, capable d'offrir un genre de contact direct avec Dieu, un peu comme tu pourrais le faire avec une personne physique...
(Ou un peu comme Paolo COEHLO qui en introduction de son petit opus qui bâts la bible tout de même en quantité de vendu, essaye de faire accroire aux crédules qu'il pratique la télépathie comme tu décroche ton téléphone.)
Moi (Lol) je crois pas, et toi non plus j'ai apparemment, qu'il est possible d'entrer en dialogue avec un Dieu quel qu'il(s) soi(en)t. Et je me suis résigné à ce qu'Il ne soit que silence. J'ai jamais vraiment ressentie quoi que ce soit qui s'apparenterait à de l'amour. (Il faut dire que je n'en ressent déjà pas tellement pour mes proches, et que le peu de décès assez éloignés que j'ai connu m'ont laissé à peu près indifférent.) Donc, je me suis aussi résolu à ce que la spiritualité ne soit pas çà, et j'ai compris que les seules fois où j'avais ressenti quelque compassion, celles-ci étaient tournées vers moi-même! Je m'apitoyais très rarement, et quand cela m'arrivait, c'était agréable.
Alors, par élimination, je dirais que j'ai gardé le système de pensée chrétien, qui est riche et très universel (par définition). Et au fond, tous les systèmes équivalents se ressemblent énormément, de part les cultures qui se maintiennent aujourd'hui. Et j'ai pas envie d'ergoter sur les détails, dans de stériles logomachies, sur des points de théologie qui manifestent plus la rigidité et le pointillisme mêlé de fausses connaissances de ceux qui voudraient que celles-ci soient valorisées, nonobstant que tout le monde s'en fout.

Je suis déjà un illuminé, donc j'ai pas besoin de leurs lumières à ces gourous de tous poils!

Pour ce qui était du clean, j'adhère aussi à l'assertion que tu as faite, suivant laquelle, mine de rien, les suggestions sont assez fortes. Personnellement, je sais que j'avais suivi le conseil de me répéter en boucle la prière dans les moments difficiles, ou de solliciter l'aide de la PS en sourdine, et que cela m'a probablement sauvé plus d'une fois de la rechute. Mais j'ai dû faire un travail pour arrêter le disque qui se branchait automatiquement en toutes circonstances. J'y suis parvenu, mais il faut préciser qu'à la base, j'ai entendu pas mal de voix dans la conso, et après, et encore aujourd'hui...

Mais ce qui était un handicape est devenu un atout.

Et sans avoir cédé à la tentation dite : "des pouvoirs magiques" j'ai été obligé de faire la part entre ce qu'il y avait de délirant dans mes pensées, et qui ce ne l'était pas. Et, petit à petit, je comprends que les relations humaines sont régies plus par de la communication gestuelle, odoriférante, par les infimes intonations de la voix, que par le discours brut et objectif. Dépassant ce lieu commun, j'en viens naturellement à inclure et intégrer, parmi tous ces messages qui nous bombardent en permanence, certaines données que je crois, les autres n'entendent pas, mais qu'ils se disent en leur for intérieur tout en pensant très fort qu'ils aimeraient bien que vous sachiez tout ce qu'ils pensent de vous...

Plus çà va, et plus j'ai l'impression, en effet, que ce qu'on prend pour Dieu, ce sont des rêves et toutes les perceptions subjectives, qui proviendraient de sortes de fréquences, ou courants d'énergies, qui constitueraient en faite l'immense majorité des communications, mais qui du fait de leur vitesse, et qu'elles forment plus un magma que des sentences bien claires, ciselées, normées, ordonnées, alors, le gros donc des informations qui circuleraient nous échapperaient et serait incompréhensibles.

Pour comparer, tu peux prendre quelques minutes pour considérer ce qui se passe lorsque tes sens te présentent le milieu environnant... Si tu te figure la foultitudes de signaux qui te pénètrent par tes orifices olfactifs, après avoir percuté tous les instruments minuscules qui équipent nos oreilles, sachant que les pores de la peau sont aussi la membrane sensitive qui nous renseigne, et vu le prisme oculaire... Ils arrivent séparément mais, même si l'on peut les distinguer ensuite, cela forme un tout comme tu le sais, puisque tu as bien souligné le mélange non-cartésien qui opèrerait entre émotions, pensées, sensations.
Atteignant les neurones donc, les informations sont agrégées d'une façon qui m'échappe sur le plan médical, toujours est-il qu'au final, et selon ce qu'entrevoyait déjà DIDEROT, quelque chose fait que je vois, et que je sais que ceci est une table, et cela une chaise.
Alors, par une simple transposition, les humains forment peut-être comme un réseau de neurones, qui se prennent tous pour le centre de l'univers pour cette raison précisément qu'ils n'ont qu'une partie de la situation sous contrôle, et qu'ils ignorent tout le reste, si bien qu'ils ne maîtrise pour ainsi dire rien.
De même, on a un peu vite enterré PLATON, à qui tu fais presque une dédicace avec tes marionnettes qui sont quasiment le 'mythe de la caverne' toujours au programme dans les manuels scolaires français je crois savoir...
Comme on ne sait toujours pas où se trouve la mémoire, même si des neurologues ont repéré des zones du cerveau qui quand on les enlèvent rendent telle pratique linguistique ou pianistique impossible, je me demande si les informations, nos souvenirs et tout le reste ne seraient pas dans un grand cloud, ou chacun nous aurions plus un accès privilégié qu'un Droit de propriété... Et l'intelligence me paraît plus une capacité à se concentrer pour conscientiser dans toute sa richesse le message qui diffusé par l'interlocuteur, et à quoi fait le pendant : une méthode, formelle, pour manipuler les éléments qui constituent le problème, en les faisant interagir, se rapprocher, pour les combiner comme on le ferait avec des objets tridimensionnels tels que jouets, Lego par exemple.

Et, ça ne regarde encore que moi, mais j'ai la nette impression qu'en augmentant les connaissances, et la conscience de soi, de ces défauts, et que recule ce que j'appelle la 'frontière' de l'inconscient où se trouve tout ce qui nous fait honte, qu'on ne saurait admettre sans mettre l'amour-propre entre parenthèses, et sans ascèse évidemment, alors seulement, par retour, les sens s'affinent. Un peu comme le palets qui s'éduque, l'oreille aussi qui est sensibilisée (ou pas) aux autres langues ou sons étrangers ou sophistiqués, nos sens s'améliorent avec notre intellect.
Ca permettrait originairement que l'input, ou les signaux non-dégrossis qui nous imprègnent en début de processus soient mieux catégorisés, et alors ils se rassemblent mieux dans la tête, et sont plus aisément agencés. Un peu comme d'avoir des jouets plus évolués que des Lego, avec des formes plus complexes je veux dire, et un champ des possibles plus larges. A cette enseigne, les jeux vidéos me paraissent tout de même un progrès remarquable.

Mais beaucoup de gens parmi les élites prônent les bons bibelots en bois de leur enfance, qui étaient plus sains etc. Tant et si bien que je doute fort que les plus en pointes dans les fonctions de pouvoir soient les mieux à même d'élever leurs enfants à un niveau équivalent de ce qui a été le leur. C'est précisément pour cela qu'ils sont obligé de piper les dés, de créer de passe-droits, de conserver les examens dans leurs jus d'avant-guerre, de faire un pont d'or aux plus dociles qui garderont le secret sur leur mauvaise gestion qui éclatera nécessairement à la vu de tout successeur contraint de reprendre les dossiers, et de poursuivre les même petites manies dans leurs courses folles et vaines.

En conclusion, je n'ai jamais rien appris que dans la difficulté, je n'ai rien gagné ni obtenu sans me forcer  parce que la résilience, la transcendance, ils sont marrant, elles viennent après... Après avoir enquillé des exercices et des exercices, le corps s'accoutume et ils lui paraissent facile, et à un certain point agréables...

Mais d'abord il faut s'astreindre, à ce qu'on a pas envie, et dont on peux se détourner, à condition d'accepter de stagner, de perdre son estime, le respect, la dignité, l'assurance face aux autres qui permet de soutenir toutes les comparaisons sans se sentir inférieur, accusé, humilié de ce que d'autres, eux, ont connu le succès dans les mêmes linéaments où nous avons fui.

La seule hypothèse qui me paraît viable, serait d'imaginer, avec beaucoup de précautions et de guillemets, qu'un jour prochain, le sexe, qui est perçu depuis la nuit des temps comme le propre de l'adulte, ne finisse par devenir celui de l'enfant?

Déjà, des philosophe français se sont fait incendiés dans les années 68, qui, voulant plaquer en Occident les modes de vie amazoniens, et ont cru deviner dans l'élan libertaire ambiant, l'avènement d'un affranchissement des tabous catholiques que leur paraissaient être tous les interdits.

Je m'aventure là sur un terrain où je suis 'générationnellement' ignorant, mais je suppose que certains photographes (autrichiens notamment), et philosophes ont dû dépasser les bornes, quand d'autres réfléchissaient sérieusement, et tous ont dû être jeté comme le bébé avec l'eau du bain. Que l'on songe, ne serait-ce à FREUD, ou DOLTEAU, que ne les a-t-on pas traités d'obsédés, ou relégués à d'autres déviances plus graves encore!
Un professeur disait qu'en Polynésie, le sexe était considéré un peu comme jeu, qu'il y aurait un mot pour le dire qui en serait proche... Il faut dire qu'il n'est pas rare qu'ils s'y adonnent très jeunes, malgré le poids des églises. L'inceste est un autre problème, qui présente, bien sûr, des liens avec les substrats culturels évoqués.
Un pivot de mon système de pensée, c'est la tendance à ce que la rationalité croisse sans cesse en tout chose. Le Droit est actuellement peu rationnel, il devra être refondu dans un avenir proche. Les économistes sont soit simplistes soit tortueux : ils ont a se reconsidérer de fond en comble. Et ainsi de suite, jusque dans les mathématiques, qui n'avancent plus que tirées par l'informatique dont elles forment le lest encombrant.
Donc, nous devrions avoir à travailler toujours plus, même si l'intérêt de cette activité est haussée par le niveau auquel on la pratique. La baise donc, je dit que c'est pour les bof, les Bidochons qui n'ont pas d'autres plaisirs que le zizi et la foufoune. En ce sens, les Chrétiens n'ont pas tort d'ériger l'abstinence en quête suprême de l'âme, même si l'on ne parvient jamais à la perfection (encore un bon points pour Naïs).
Ajoutons, s'il le fallait, qu'ils ont tort d'avoir souvent sacrifié des enfants innocents sur l'autel de l'orgueil qui les poussent à vouloir apparaître Saints.

Mais aujourd'hui, socialement, le fait est que dès la toute fin de l'enfance, si c'est pas en pré-adolescence, de plus en plus de jeunes sont confrontés à des images, des sons, des contenus plus généralement pornographiques, ou à sujets 'explicites' comme il se dit pudiquement.

Ce pourrait être l'amorce de ce que je crois deviner : l'adolescence pourrait se scinder en 2 parties spécialisées, pendant la première, dans le prolongement de l'innocence des premières années, dans les 13, 14, et jusqu'à 18, les jeunes découvrirons peut-être les dynamiques de groupes, les rapports de séduction, et s'y essaieront, entre-eux s'entend, et puis il faudra s'atteler aux études, et bosser, et encore bosser, et pour bosser, se sevrer rapidement de ces réjouissances.

Aux adultes, je pense qu'il restera peut-être des voyages virtuels, ou ce style de science-fiction dans quoi nous sommes déjà à moitié.
Pour ce qui est de la reproduction, je suis pas certain qu'on est tellement besoin collectivement d'encourager la procréation, même s'il y a un piège pour chaque nation à vouloir déborder sur ses voisines et inonder la Terre de ses marées humaines. Ce qu'on appelle communément le déséquilibre de NASH.
Concernant les retraites, aucun démographe, à l'heure où nous parlons, n'envisage qu'après une période difficile, où moins d'actifs pourraient supporter à l'aide de robots, plus de retraités, les mêmes se retrouveraient avec beaucoup de richesses à partager entre un petit nombre...
Mais, dans la lignée d'Hubert REEVES, qui avait pris Jared DIAMOND pour maître à penser, et dont j'ai découvert à la lecture minutieuses de ses ouvrages, qu'il est complètement à l'Ouest, et bercé de théories qui feraient des papous (avec qui il a vécu) des 'êtres supérieures génétiquement aux occidentaux' (je pourrais citer s'il le fallait), (il fait du racisme dans le sens contraire par rapport à ses origines) ils ont tous décréter qu'il n'y avait qu'une solution : l'immigration. Au risque de passer pour raciste, je me permet de verser au débat une remarque : çà peut être une aide pour résorber nos déficits, ça l'est de fait, il y a plus de bon que de mauvais dans cette voie, mais çà n'est pas la seule. Comme en matière d'énergie, il faut diversifier, et sortir du tout ceci ou cela... Y compris diversifier la diversification et les remèdes.

Ha oui, les 'trip virtuels' uniquement parce qu'il sera intéressant de s'exercer pour accroître les performances professionnelles. Un peu comme les simulateurs qui sont plutôt des outils 'ludiques'.
Mais, comme pour la résilience, aide-toi, et le ciel t'aidera! Dans cet ordre là. Dans celui là on reçoit énormément de bienfaits. Pas en réclamant, dans l'inaction, non plus qu'en achetant, ou en trichant, etc.
D'abord, plus on courre après le pouvoir, plus il vous fui. Moi, il me poursuit, et j'accélère. N'en déplaise.

En un mot donc, tout est lié, (c'est l'étymologie du mot intelligence comme chacun le sait) et le secret c'est de travailler tout ce qui est bon dans les bonnes proportions. Mais pas le juste milieu. Je déteste çà. Ma doctrine, c'est beaucoup de tout ce qui est bon, et peu de ce qui est mauvais. Parmi ce qui fait avancer, il faut se répartir entre : muscler la cervelle, muscler les abdo, muscler les émotions, les sensations etc... Et, tout ce qui fait régresser -parce que certains régressent, et qui ne s'en rendent pas compte- il faut éviter, dans la mesure du possible, les mauvais produits, les programmes télé idiots, la fréquentation des imbéciles, etc.

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#7 09 10 2016 01:17:38

Balthazar
Membre

Re : La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

florent a écrit :
Balthazar a écrit :

Avant toutes choses : est-ce que tu est belles?

smile Lol

Est ce que nous nous sommes déjà vu Balrhazar ?! J'aurai presque envie de parier sur qui tu es !
Peu importe, tu viens de me faire rire !

J'ai eu quelques difficultés avec l'orthographe quand j'étais petit, et avec les filles, tout n'est pas encore réglé comme tu peux le voir.

Pour ce qui de notre rencontre, c'est possible, je laisse quand même beaucoup d'indices sur qui je suis.
J'ai fait la convention de Barcelone.

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#8 09 10 2016 10:08:51

naïs
Membre

Re : La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

Merci Balthazar d'avoir pris autant de peine, et d'avoir fourni autant de sources que je serais bien incapable de commenter tant ton post traite de toutes sortes de points différends.
Comme tu peux le constater, j'ai utilisé plusieurs formulations avec des points d'interrogations pour ensuite donner court à de plus libres pensées me concernant car je pensais qu'en postant de la sorte, je permettais d'ouvrir une conversation enrichissante, et ce fut si vaste qu'il me faudrait étudier à mon tour toutes ces données dont tu faits mention.  J'ai utilisé le mot "conception" dans le sens: concevoir...
Concevoir que dans ce monde, il existe différentes consciences à différents moments, l'enfant, l'adolescent et l'adulte avec chacun nos bagages plus où moins lourds, notre culture et nos croyances.
Il  y a du bon comme du moins bon, et je souhaite m'en libérer afin  d'aborder la vie avec non pas  plus de détachement mais à mon sens avec plus de légèreté.
Ce que je préfère en moi, c'est de laisser vivre l'enfant avant ce qu'on appelle l'âge de raison. Avec ce regard de découverte, créer le quoidien comme une création artistique me parle... Bien-sûr je rencontre des problèmes, la société est ce qu'elle est, et avec certaine personne vaut mieux interchanger le minimum. Et, c'est une question de synergie, nous sommes ou pas sur la même fréquence.
L'amour peut-être un puissant canal d'énergie sans forcément le partager avec un être physique mais avec une pensée comme la compassion.
Je ne crois pas devoir répondre à ta question sur mon éventuelle beauté car je ne souffre pas de laideur. Après, si on n'est pas atteint par un défaut physique majeur, il ne dépend que de chacun de 'saimer suffisament. De toute façon, la beauté est éphèmére, il vaut mieux se contenter de ce qu'on est.
La nature est riche dans sa diversité, est c'est ce qui fait sa beauté, et elle mérite tout notre respect, il nous faut la préserver même si tous les indicatuers nous laissent penser qu'il est trop tard.
Lâcher son mental dans la nature est un bon moyen de s'ouvrir à la spiritualité, après d'autres préfèrent se recuillir dans des églises (pourquoi pas).
Et c'est vrai que j'ai beacoup appris chez N.A. et la gratitude m'a été donnée dans les salles.
A bientôt et je relirai ton long post.
Hug et bonne 24 heures

Dernière modification par naïs (09 10 2016 10:12:22)

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#9 10 10 2016 08:56:10

naturalmistic
Membre

Re : La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

naïs a écrit :

la spiritualité est-elle une conception mentale ou physique ?

Vaste sujet qui mériterait une taise et anti-taise, difficile de traiter cela en quelques lignes audibles.

Je sais que dans les cultures asiatiques on inclus dans les soins d'un patient malade, en plus d'un traitement pour la pathologie, un traitement pour les énergies; le "chi". Le Chi ne serait qu'une énergie spirituel, pourtant pour ces peuples, il serait une hérésie de soigner l'un sans l'autre.
Nous, en occident nous avons une approche totalement différente des soins, meme si ces dernieres années la medecine ne peut nier le bien etre apporté au malade par la méditation, la spiritualité, les massages, la respiration, la visualisation créatrice ou la priere.

Tien, c'est comme lors de testing de molecules sur des volontaires par les laboratoires pharmaceutiques avant de commercialiser un médicament; parmi les personnes ayant pris un placebo complétement depourvu de substances actives, certain développeront des effets physiques, mesurables et quantifiables. C'est "l'effet placebo" ou "l'effet blouse blanche", cela n'arrive pas à tous mais seulement à un petit nombre.

Je pense que la spiritualité n'est pas qu'un concept, je la décrierait plus comme une conséquence.
La conséquence de rencontres avec les autres et avec soi-même, la conséquence d’expériences agréables et désagréables, la conséquence d’expérience(s) de vie(s).

Il y a huit ans environs, je travaillais la deuxieme et troisieme étape. Un jour, alors que je répondais à une question du guide, et alors que je ne demandais rien à personne, j'ai senti d'un coup comme une cascade d'un fluide frais et euphorisant, m’envelopper comme si cela coulait du haut de ma tete jusqu'à mes pieds. j'ai identifié cela comme de l'amour.
J'ai conscience que ca peu paraitre complétement barré pourtant, j'étais clean à la maniere NA depuis 2 ans et sans aucune conception ni desir religieux ou spirituel; Pourtant c'est ce que j'ai vécu.
 
Pour moi la spiritualité est une pratique de confiance, de foi, d'amour, de meditation et de pardon.
Enfin pour répondre à la question "mental ou physique?" je dirais que la frontière entre l'un et l'autre est extrêmement poreuse voir inexistante.


Mille fois est jamais suffisant

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#10 15 10 2016 22:30:37

Balthazar
Membre

Re : La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

Je voudrais préciser 2 ou 3 points :

1) Attention aux résurgences des religions antiques, car derrière ce folklore, il y a souvent des sectes ou mouvements d'extrême droite. Historiquement, les nazis avaient essayé de se replier sur leurs panthéons. Il y a quelques mois, plusieurs articles ont levé le voile sur les racistes grecs et pas mal de groupuscules plus ou moins légaux revendiquent leur mythologie comme une alternative aux églises orthodoxes par ailleurs très puissantes depuis toujours (très liés à la sphère Russe, et on a pu parler d'un retour dans leur giron en cas d'expulsion de l'UE) et un peu mises dans le même sac que les élites politiciennes, médiatiques et économiques souvent aussi plus tournées vers les paradis fiscaux qu'éprises de solidarité nationales.
L'Europe du Nord n'y échappe pas non plus, donc, méfiance, les druides n'ont pas que des potions innocentes, ni les bardes des airs festifs. C'est au cas par cas, à Stonehenge, ils ont monté un circuit touristique, il n'y a rien de mal à cela. En Island ils ont des associations qui donnent dans le vieux norois, rien de méchant non plus.
A Hawaï, ou dans la plupart des contrées qui ont été colonisées, cela prend aussi une forme particulière, de renouveau culturel, politique, indépendantistes etc. Il faut aussi distinguer le bon grain de l'ivraie au cas par cas.

2) Pour ce qui était des formes de communication qui me paraissent du domaine parapsychologique...
(c'est très 'fin de siècle' j'ai cru comprendre... qu'au XIXème, dans l'euphorie où les avaient mis les récentes découvertes du siècle des lumières et qui semblaient enfler à vue d'oeil, beaucoup de penseurs ont pas mal donné dans le spiritisme, j'ai cru voir passer des noms comme HUGO, peut-être aussi du fait de la fureur révolutionnaire, des guerres et des morts, du rejet catholique aussi, et des drogues bien sûr, absinthe et autres poètes maudits.)
J'ai trouvé une autre image pour dire comment je me représente le monde, ou plutôt, comment j'ai dû mettre du sens dans les expériences pénibles qui se sont imposées à moi. 'Moi Je' me demande donc, si ce que nous percevons ordinairement par nos sens, n'est pas un peu comme l'affichage utilisateur des pages sur Internet. Il n'est pas trop de difficile de voir la version en codes d'informaticiens, qui n'est pas très présentable. De même, ces codes de configurations de sites, sont des langages simplifiés, qui sont eux-même supportés par d'autres plus hermétiques encore, et de proche en proche, en passant par les compilateur on arrive jusqu'au binaire. Mon sentiments est que pour que fonctionne la communication en surface, il faut toujours des infrastructures et des prérequis culturels qui ont sédimentés et ce qui finit par émergé n'est qu'un rendu final.
Autres métaphore informatique, bien qu'il soit manifeste que ça n'est ma tasse de thé, je crois savoir tout de même pour l'avoir lu, que l'immense majorité des e-mails échangés à l'heure où nous parlons le sont par des robots. Des sortes de serveurs de banques, de société, notamment de cotation boursière, des messages automatique lorsque vous êtes en vacance, des logiciels qui se parlent entre eux pour gérer des trucs de compatibilité machine.
Ce pourrait être pareil pour les humains... D'ailleurs, dans un autre plan, les fonctions vitales sont assurées automatiquement : les battements du coeur, la respiration, la circulation sanguine ou lymphatique voire digestive... C'est d'ailleurs l'un des sens des concepts médicaux dits de : "système nerveux parasympathique". Peut-être que nos cerveaux émettent des signaux dans des fréquences imperceptibles ou quasi, qui serviraient à coordonner les aspects plus émotionnels ou spirituels qui complètent nos échanges vocaux et leur donne une coloration importante. 'Amour', 'haine', 'perpétuation' et 'meurtres' sont peut-être là ; à côté de 'Dieu(x)', de 'dépendance', dans un Code comparable à l'ADN ou structuré d'une façon analogue aux molécules mais dans le champ langagier.

3) Au sujet des périodes de la vie, et des activités qui l'emplissent, je dirai qu'il y a des supports pédagogiques mieux adaptés au jeune âge. J'en viens à penser que l'art, n'a peut-être d'autre fonction que celle de concentrer, d'enjoliver et de présenter les acquis civilisationnels d'une génération à l'autre. En ce sens, les dessins animés, les films, me semblent des outils primordiaux d'apprentissage et de formation. Comme ils démarrent, il leur faut aux jeunes pousse des produits visuellement et sous tous rapports agréables dans leurs conformations. Les vieux manuels sans image étaient moins efficaces que les logiciels derniers cris.
De même, l'enseignant devrait être orateur, acteur, et oser se travestir lui-même pour mieux faire passer La Vérité qui seule importe. Si son ridicule fait le lit de la culture, qu'il édifie les enfants, leur donne le goût de creuser les sillons du savoir, il aura servi dignement.
Dans cette sorte de définition de l'art, auquel j'impartis même sa mission, j'ajoute que les lettres me semblent préalables aux sciences plus que l'inverse. Le Français, depuis la grammaire jusqu'à la linguistique se rapproche des Codes informatiques qui sont un pont vers les mathématiques.
La, ou les langues sont d'un abord plus naturel et aisée.
S'agissant de la famille, pris au sens large, depuis le foyer jusqu'à la nation ou aire culturelle, je dirais qu'il existe 2 démarches opposées trop souvent confondues. Lorsqu'il s'y trouve des problèmes, comme chez 90% des dépendants, il est tentant de larguer les amarre précocement... Je crois que ce qui différencie précisément cette fuite, de l'autre concept que je soumets à votre entendement, c'est que dans la première partie de l'alternative, loin de parvenir à bâtir mieux à l'écart, l'on répète à l'identique ou en pire les travers dans lesquels on s'est forgé tant bien que mal une identité, et qui conditionnent tous le reste.
L'autre solution, le contraire de la fuite, je la voie dans le maintient solidairement des liens filiaux aussi longtemps que possible, mais dans un esprit de contradiction instructive, pour aider ceux qui vous ont engendré à progresser et guérir des mauvais plis qu'ils ont aussi pris tout petits et gardés malgré la gêne (gène) occasionnée. Au bout d'un moment, comme on pourrait le dire d'un enfant conduit à l'autonomie (cela peut valoir de Territoires ou d’États fédérés) si les parents sont parvenus à un niveau qui les rend capable de se débrouiller à vivre heureux seuls, alors seulement l'enfant est LIBRE. Libre de partir, libre sans trahir, libre de ses choix, libre de remords. Et alors seulement il sèmera de saines graines, et aura brisé sa malédiction.

<<<Big Hug>>>

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#11 26 11 2016 08:31:25

sassandra
Membre

Re : La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

naïs a écrit :

Dans le sujet- la spiritualité est-elle une conception mentale ou physique ?- Je m'explique; peut-on avoir la foi avec le mental, et concevoir un lien ordonné par des réflexions ou est-ce qu'il s'agirait plus de sensation physiques comme ressentir un profond amour ?...nous voulons forcément obtenir des réponses concrètes afin de solutionner au plus vite ce qui nous rend mal.
.

Dans mes pérriodes de "sécheresse spirituelle" , le fait de ne pas me sentir physiquement "reliée"
(chose que je sens quand j'éprouve de la gratitude pour la vie et ce qu'elle m'apporte)
me pose un souci - reliée pour moi veut dire aussi " me ressentir en harmonie" avec le monde et ce qui m'entoure

Il n'y a pas si longtemps que ça malgrè un certain nombre de jours de sobriérés
j'ai repris mon concept de la ps , à la base
et j'ai fait "comme si" je croyais "à fond la caisse..."
C'était très agréable , énergisant, et envoûtant comme un jeu d'enfant...

Et puis , l'habitude s'est installée..

J'en ai parlé avec une adepte du programme
qui m'a répondu que c'était normal( de son point de vue)....
En spiritualité comme en religion
(et là je vais parler des deux religions que je ne pratique pas
mais sur lesquelles j'ai quelques notions - islam et chrétienté
La "déité " ne peut se concevroir
Elle est hors des normes humaines par essence)...

J'ai vécu une expérience spirituelle intense
après avoir souffet énormément et  failli mourir : j'étais "comme en état de grâce":
tout autour de moi me semblai incroyablement merveilleus:
le vent sur ma peau , les couleurs -j''étais en totale adéquation
et je priais : "ps s'il te plait - fais que ça dure"
je voulais déjà plus- ça a duré une semaine et petit à petit ça s'est estompé

Il me reste le souvenir de cette adéquation totale et inconditionnelle à la vie.

J'habite en pleine "cambrousse"
J'ai récupéré un jeune chien et je le sors
je redeviens attentives aux beautés qui m'entourent...

Conclusions : se méfier des habitudes
Bien que avec le programme nous devons apprendre à vivre avec
et avec ma maladie - bipo - elles sont gages d'équilibre
plus que pour la moyenne

Cultiver une gratitude ressentie

merci pour le sujet

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#12 26 11 2016 12:37:30

Cro-magnon
Membre

Re : La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

Quand le soir approchait je descendais des cimes de l'île et j'allais volontiers m'asseoir au bord du lac sur la grève dans quelque asile caché ; là le bruit des vagues et l'agitation de l'eau fixant mes sens et chassant de mon âme toute autre agitation la plongeaient dans une rêverie délicieuse où la nuit me surprenait souvent sans que je m'en fusse aperçu. Le flux et reflux de cette eau, son bruit continu mais renflé par intervalles frappant sans relâche mon oreille et mes yeux, suppléaient aux mouvements internes que la rêverie éteignait en moi et suffisaient pour me faire sentir avec plaisir mon existence sans prendre la peine de penser. De temps à autre naissait quelque faible et courte réflexion sur l'instabilité des choses de ce monde dont la surface des eaux m'offrait l'image : mais bientôt ces impressions légères s'effaçaient dans l'uniformité du mouvement continu qui me berçait, et qui sans aucun concours actif de mon âme ne laissait pas de m'attacher au point qu'appelé par l'heure et par le signal convenu je ne pouvais m'arracher de là sans effort.

      Après le souper, quand la soirée était belle, nous allions encore tous ensemble faire quelque tour de promenade sur la terrasse pour y respirer l'air du lac et la fraîcheur. On se reposait dans le pavillon, on riait, on causait on chantait quelque vieille chanson qui valait bien le tortillage moderne, et enfin l'on s'allait coucher content de sa journée et n'en désirant qu'une semblable pour le lendemain.

      Telle est, laissant à part les visites imprévues et importunes, la manière dont j'ai passé mon temps dans cette île durant le séjour que j'y ai fait Qu'on me dise à présent ce qu'il y a là d'assez attrayant pour exciter dans mon coeur des regrets si vifs, si tendres et si durables qu'au bout de quinze ans il m'est impossible de songer à cette habitation chérie sans m'y sentir à chaque fois transporté encore par les élans du désir.

      J'ai remarqué dans les vicissitudes d'une longue vie que les époques des plus douces jouissances et des plaisirs les plus vifs ne sont pourtant pas celles dont le souvenir m'attire et me touche le plus. Ces courts moments de délire et de passion, quelque vifs qu'ils puissent être, ne sont cependant, et par leur vivacité même, que des points bien clairsemés dans la ligne de la vie. Ils sont trop rares et trop rapides pour constituer un état, et le bonheur que mon coeur regrette n'est point composé d'instants fugitifs mais un état simple et permanent, qui n'a rien de vif en lui-même, mais dont la durée accroît le charme au point d'y trouver enfin la suprême félicité.

      Tout est dans un flux continuel sur la terre : rien n'y garde une forme constante et arrêtée, et nos affections qui s'attachent aux choses extérieures passent et changent nécessairement comme elles. Toujours en avant ou en arrière de nous, elles rappellent le passé qui n'est plus ou préviennent l'avenir qui souvent ne doit point être : il n'y a rien là de solide à quoi le coeur se puisse attacher. Aussi n'a-t-on guère ici-bas que du plaisir qui passe ; pour le bonheur qui dure je doute qu'il y soit connu. A peine est-il dans nos plus vives jouissances un instant où le coeur puisse véritablement nous dire : Je voudrais que cet instant durât toujours ; et comment peut-on appeler bonheur un état fugitif qui nous laisse encore le coeur inquiet et vide, qui nous fait regretter quelque chose avant, ou désirer encore quelque chose après ?

      Mais s'il est un état où l'âme trouve une assiette assez solide pour s'y reposer tout entière et rassembler là tout son être, sans avoir besoin de rappeler le passé ni d'enjamber sur l'avenir ; où le temps ne soit rien pour elle, où le présent dure toujours sans néanmoins marquer sa durée et sans aucune trace de succession, sans aucun autre sentiment de privation ni de jouissance, de plaisir ni de peine, de désir ni de crainte que celui seul de notre existence, et que ce sentiment seul puisse la remplir tout entière ; tant que cet état dure celui qui s'y trouve peut s'appeler heureux, non d'un bonheur imparfait, pauvre et relatif tel que celui qu'on trouve dans les plaisirs de la vie, mais d'un bonheur suffisant, parfait et plein, qui ne laisse dans l'âme aucun vide qu'elle sente le besoin de remplir. Tel est l'état où je me suis trouvé souvent à l'île de Saint-Pierre dans mes rêveries solitaires, soit couché dans mon bateau que je laissais dériver au gré de l'eau, soit assis sur les rives du lac agité, soit ailleurs au bord d'une belle rivière ou d'un ruisseau murmurant sur le gravier.

      De quoi jouit-on dans une pareille situation ? De rien d'extérieur à soi, de rien sinon de soi-même et de sa propre existence, tant que cet état dure on se suffit à soi-même comme Dieu. Le sentiment de l'existence dépouillé de toute autre affection est par lui-même un sentiment précieux de contentement et de paix, qui suffirait seul pour rendre cette existence chère et douce à qui saurait écarter de soi toutes les impressions sensuelles et terrestres qui viennent sans cesse nous en distraire et en troubler ici-bas la douceur. Mais la plupart des hommes, agités de passions continuelles, connaissent peu cet état, et ne l'ayant goûté qu'imparfaitement durant peu d'instants n'en conservent qu'une idée obscure et confuse qui ne leur en fait pas sentir le charme. Il ne serait pas même bon, dans la présente constitution des choses, qu'avides de ces douces extases ils s'y dégoûtassent de la vie active dont leurs besoins toujours renaissants leur prescrivent le devoir. Mais un infortuné qu'on a retranché de la société humaine et qui ne peut plus rien faire ici-bas d'utile et de bon pour autrui ni pour soi, peut trouver dans cet état à toutes les félicités humaines des dédommagements que la fortune et les hommes ne lui sauraient ôter.

Jean-Jacques Rousseau "Les rêveries du promeneur solitaire" - cinquième promenade.

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#13 27 11 2016 08:36:36

sassandra
Membre

Re : La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

Cro-magnon a écrit :

De quoi jouit-on dans une pareille situation ?
De rien d'extérieur à soi, de rien sinon de soi-même et de sa propre existence,
tant que cet état dure on se suffit à soi-même comme Dieu.
Le sentiment de l'existence dépouillé de toute autre affection est par lui-même un sentiment précieux de contentement et de paix,
qui suffirait seul pour rendre cette existence chère et douce à qui saurait écarter de soi toutes les impressions sensuelles et terrestres
qui viennent sans cesse nous en distraire et en troubler ici-bas la douceur.
Mais la plupart des hommes, agités de passions continuelles, connaissent peu cet état,
et ne l'ayant goûté qu'imparfaitement durant peu d'instants n'en conservent qu'une idée obscure et confuse qui ne leur en fait pas sentir le charme.
Il ne serait pas même bon, dans la présente constitution des choses, qu'avides de ces douces extases
ils s'y dégoûtassent de la vie active dont leurs besoins toujours renaissants leur prescrivent le devoir.
Mais un infortuné qu'on a retranché de la société humaine et qui ne peut plus rien faire ici-bas d'utile et de bon pour autrui ni pour soi,
peut trouver dans cet état à toutes les félicités humaines des dédommagements que la fortune et les hommes ne lui sauraient ôter.

Jean-Jacques Rousseau "Les rêveries du promeneur solitaire" - cinquième promenade.

Merci cro
Magnifique texte et qui colle pile poil et à mon post
et à l philosophie anonyme
basée en partie sur le savoir vivre " ici et maintenant"
et sur la gratitude qu'on pourrait ressentir " plein pot"
au fait de respirer pleinement au milieu de la nature

J'ai récupéré un jeune labrador abandonné
et je passe beaucoup de temps à le promener au milieu des champs ou je vis actuellement
ça me donne un regard neuf sur cette beauté qui m'entoure
à laquelle je m'étais habituée et que je ne voyais plus..
De plus l'amour que je ressens déjà pour "ce clébard"
me rend attentive  à ses yeux et ses oreilles de chien

Bon rétab - à plus

Dernière modification par sassandra (27 11 2016 08:39:14)

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#14 27 11 2016 13:22:17

thalassa
Membre

Re : La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

Cro-magnon a écrit :

Jean-Jacques Rousseau "Les rêveries du promeneur solitaire" - cinquième promenade.

Merci pour ce texte, ça tombe bien, j'avais envie de lire Rousseau. Que de belles choses dans la littérature...


La voix est libre !!!

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#15 28 11 2016 06:52:28

sassandra
Membre

Re : La spiritualité est'elle une conception mentale ou physique ?

naïs a écrit :

la spiritualité serait 'elle une pratique à entraîner afin comme le sportif arriverait à un certain niveau grâce à des une pratique constante de son activité physique sinon, il ne pourrait espérer atteindre ses objectifs.

D'après ce que je lis et ce que je conçois de la spiritualité "en tant que forces de l'esprit" - et  dans le vieux dicton " la foi sans les oeuvres est lettre morte il me semble que celle ci
soit s'exprimer au travers de valeurs spirituelles dans les actes de tous le jours....Dalleurs dans l'inventaire quotidien que je ne pratique plus depuis quelques mois
je me pose la question de savoir sen quoi et comment j'ai pratiqué

honnêteté - espérance - foi - courage - intégrité - le bonne volonté - l'humilité - l'Amour fraternel ou sororal - justice - pardon - vigilance -acceptation - gratitude - service - conscience - ouverture d'esprit - sérénité - tolérance - sagesse - don de soi - engagement - discipline - compassion - agir au lieu de réagir et humilité, humilité, humilité - harmonie et liberté

. l’humilité consistan à reconnaître clairement qui je suis et ce que je pourrais devenir, et à chercher sincèrement ensuite à devenir ce que nous pourrions être.

Lorsque je pratiquais l'inventaire quotidien je me posais la question également : " est ce que j'ai appris quelque chose aujourd'hui ? "

Bien à vous

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