Forum de discussion Narcotiques Anonymes

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#1 09 06 2017 11:51:49

Licettealouette
Nouveau membre

Douleur physique: envie d'antidouleurs

Salut à tous
Je suis encore en crise inflammatoire et j'ai mal, encore une fois assise dans cette putain de salle d'attente chez le médecin pour avoir un énième arrêt de travail.. J'ai envie de demander un anti douleur alors que je sais que ce n'est pas bon pour moi, la bonne dépendante, mais ça fait plusieurs jours que ma douleur est dans mon corps, dans ma tête et j'ai juste envie de la fuir un moment.. Mais si j'en reprends 1 fois, 1seule putain de fois, cela m'obsedera et j'en voudrai encore et toujours, avec ou sans douleur. Mon dieu aide-moi à résister à la tentation de demander ces drogues, à accepter ma douleur et à la transformer en quelque chose de supportable. Bonnes 24h à vous

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#2 09 06 2017 18:02:09

naïs
Membre

Re : Douleur physique: envie d'antidouleurs

Il existent des membres N.A. qui souffrent d'une maladie en plus de leur dépendance et qui sont obligé de prendre un traitement médicamenteux.
Peut-être que leur expériences pourraient t'aider ?
Je me souvient d'un membre N.A. dans ce cas qui devait prendre des antidouleurs sinon il ne  pouvait pas fonctionner physiquement.
Cette médication était indispensable pour lui, et il suivait son traitement avec l'aide d'un médecin au-courant de son problème.
Bon courage
Big Hug

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#3 10 06 2017 06:17:55

lucky
Membre

Re : Douleur physique: envie d'antidouleurs

à NA ont n'est pas Médecin et avons aucun avis sur le sujet


(((((((( Big Hug ))))))))

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#4 10 06 2017 12:48:00

naïs
Membre

Re : Douleur physique: envie d'antidouleurs

Est-ce que partager son ou ses expériences propres chez N.A. signifient: donner son avis ?
Pour ma part, je ne le pense pas. Après chacun est libre d'interpréter comme bon lui semble.
Bonne 24 heure

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#5 27 06 2017 17:05:43

Fred,axe
Nouveau membre

Re : Douleur physique: envie d'antidouleurs

Bonjour, je suis actuellement blesser au pieds et je refuse les antalgiques autres que le paracétamol , je connais ma fragilité concernant les autres substances.
Courage a toi
Hug
Bonne 24

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#6 11 07 2017 08:19:39

sassandra2
Membre

Re : Douleur physique: envie d'antidouleurs

Bonjour

je partage juste mon expérience : je suis abstinente depuis 22 ans
Il y a 20 ans j'ai fait une péritonite , c'était terrible car ils avaient diagnostiqué un kyste et comme je leur avais parlé
de mon passé de dépendante je suis resté cinq jour sur un antalgique de base, à hurler comme une bête
avant que finalement il me prennent en comptent et m'ouvrent pour découvrir une scepticémie généralisée.
Mon médecin avait été alerté du problème que je vivais par des memblres de la fraternité anobyme que je côtoyais à l'époque
et était spécialisé en dépendance
Il es venu les secouer en exigeant qu'ils me calment.
Il m'avait rassurée en me disant : "la morphine prise dans des conditions extrêmes"
et sur un temps court , c'est pas la même démarche.
Et tu ne retomberas pas accro

Je dois dire que ma drogue de choix était un liquide (lol- je fais tout bien : je cite pas la chose)
mais j'avais usé réusé d'un dérivé au médoc pendant plusieurs années avant de le remplacer par le liquide.

Je n'ai pas consommé du produit que j''avais déjà arrêté pour le remplacer par a...

La douleur à l'extrême , c'est inhumain
je n'étais qu'un morceau de viande saignante
et oui j'ai hurlé ....La douleur laisse une trace mnésique dans le cerveau
c'est à dire qu'elle  modifie le système nerveux  en y laissant une empreinte
qui parfois selon la durée et l'intensité empêcherait le cerveau de reprendre le dessus pour contrôler cette douleur.

J'ai eu très peur de replonger , j'en ai même fait une attaque de panique
mais ma conclusion concernant cet épisode est que certaines douleurs sont parfois
tellement avilissantes que.....

Je n'ai pas replongé . Il ne m'est même jamais venu à l'idée plus tard de chercher la dope


C'est mon expérience

Dernière modification par sassandra2 (11 07 2017 08:25:15)

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#7 11 07 2017 15:07:39

joël de montpellier
Membre

Re : Douleur physique: envie d'antidouleurs

il est possible de lire la brochure 《quand la maladie frappe》disponible dans beaucoup de réunion

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#8 11 07 2017 19:12:14

sassandra2
Membre

Re : Douleur physique: envie d'antidouleurs

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#9 21 07 2017 07:23:46

sassandra2
Membre

Re : Douleur physique: envie d'antidouleurs

Quand la maladie frappe
Traduction de littérature approuvée par la Fraternité N.A. Copyright © 1994 by Narcotics Anonymous Wo

Le rétablissement ne nous assure pas que nous serons libérés des difficultés de la vie.
Dans N.A., nous apprenons plutôt à faire face à la réalité de la vie,
qui parfois nous apporte maladies ou accidents.
Nous avons également appris que nous pouvons recourir à des principes spirituels
pour nous aider à traverser ces moments difficiles.
En admettant notre impuissance, nous pouvons accepter nos maladies
et tout traitement médical qu’elles exigeraient.
Il peut être utile d’admettre que nous sommes aussi impuissants devant les émotions que nous ressentons quand nous sommes malades.
Les maladies ou les accidents génèrent des tensions nerveuses
et ce stress peut engendrer la rechute.
Souvent, quand nous sommes malades, nous avons encore plus besoin du mode de vie N.A.
Nous pouvons nous préparer pour ces moments difficiles
en faisant chaque jour de notre mieux
pour donner des fondations solides à notre rétablissement.
Les efforts que nous faisons aujourd’hui nous serviront quand nous en aurons besoin.
L’acceptation de la maladie est un processus qui implique tour à tour le déni,
le marchandage, la colère, le chagrin, la capitulation et l’acceptation.
N’est-il pas rassurant de se rendre compte que
ces états d’âme font partie intégrante du processus ?
Accepter quelque chose ne veut pas nécessairement dire qu’on l’apprécie ;
on peut ne pas apprécier quelque chose et pourtant l’accepter

Dernière modification par sassandra2 (21 07 2017 07:24:25)

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#10 21 07 2017 07:30:45

sassandra2
Membre

Re : Douleur physique: envie d'antidouleurs

J’ai été capable de devenir abstinent en dépit de douleurs déchirantes.
Je demandais à Dieu « Pourquoi moi ? » Je me retrouvais à manquer de foi,
d’acceptation, et d’espoir. J’ai surtout souffert au cours de cette première année et
je suis resté abstinent par la grâce de Dieu.
Au cours de ma deuxième année de rétablissement,
j’ai commencé à appliquer le principe de capitulation devant la
maladie et à développer un contact plus intime avec ma Puissance supérieure.
Souvent, il m’arrive encore de souhaiter que les choses soient différentes.
Et à nouveau, je demande « pourquoi moi ? »
Je sais maintenant que je peux souffrir d’une maladie chronique
sans pour autant retourner à la dépendance active. Il
Il m’arrive encore de m’apitoyer et d’autres dépendants m’avouent qu’ils le font
aussi. Malgré cela, chaque jour je remercie Dieu pour les cadeaux que sont N.A.,
ma vie et l’amour que je ressens comme résultat de ce programme de
rétablissement.

Il est important de partager à propos de nos maladies avec des amis, dépendants en
rétablissement.
Si possible, nous assistons à un plus grand nombre de réunions qu’à l’habitude.
Si nous sommes dans l’impossibilité de nous déplacer, nous pouvons demander à ce que les réunions viennent à nous.
Le soutien des autres est crucial quand nous sommes malades ou blessés.

Notre expérience du rétablissement nous montre que nous avons le choix :
on peut voir dans chaque expérience un drame ou une occasion de grandir spirituellement.
En ce sens, maladies ou accidents ne sont pas différents des autres expériences de la vie.
Même s’il peut paraître encore plus difficile de soutenir l’effort quotidien du rétablissement
quand nous souffrons,
nos solutions pendant la maladie doivent être les mêmes que celles que nous avons quand nous sommes en bonne santé.
Quand la maladie frappe, nous pouvons
poursuivre notre rétablissement par une pratique constante de notre mode de vie spirituel.

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#11 21 07 2017 07:35:06

sassandra2
Membre

Re : Douleur physique: envie d'antidouleurs

Prévenir son médecin
Il est difficile pour notre médecin de nous fournir l’aide médicale adéquate si nous ne sommes pas honnêtes au sujet de notre dépendance.
Laisser savoir au médecin que nous sommes des dépendants en rétablissement est essentiel.
Il peut être nécessaire de lui dire quelques mots au sujet de la dépendance telle que nous la concevons.
Et, plus important, de préciser que nous choisissons de ne pas prendre de médicament
à moins que cela ne soit indispensable.
Notre honnêteté aidera les médecins à discerner avec précision nos besoins.

Une femme que je marraine était sur le point de subir une intervention
chirurgicale importante. Elle était honteuse et avait peur que le personnel médical
ne la traite différemment si elle leur révélait qu’elle était dépendante.
Plutôt que de perdre la face, elle était prête à risquer son rétablissement.
Dieu merci, elle partagea ses sentiments avec moi !
Je l’aidai à voir qu’il était important de surmonter cette peur et d’informer le personnel médical de sa dépendance.

Elle a choisi d’être honnête avec son médecin
et son rétablissement en fut renforcé
plutôt que mis en danger.
Alors que notre médecin a la responsabilité de nous soigner, la nôtre est de nous rétablir.
Nous devons faire équipe avec notre médecin en l’informant de nos besoins et en le
questionnant sur les choix qui se présentent à nous.

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#12 24 07 2017 07:06:31

sassandra2
Membre

Re : Douleur physique: envie d'antidouleurs

Médicaments et rétablissement
Narcotiques Anonymes dans son ensemble n’a aucune opinion sur des sujets extérieurs dont les questions de santé.
Nous nous intéressons uniquement à la maladie de la dépendance et au rétablissement.
Même lorsque ce dernier est rendu plus difficile par
d’autres maladies ou par des accidents, nous ne devons pas nous en éloigner.
En dernier lieu, chaque individu a la responsabilité d’accepter ou de refuser la décision du médecin.
Cependant, si nous le voulons, nous pouvons disposer d’un soutien important
qui nous aidera à prendre nos décisions :
par exemple, travailler les Douze Étapes,
communiquer fréquemment avec notre parrain ou marraine,
écrire sur nos sentiments et nos motivations,
partager au cours des réunions.
Avec le soutien des membres N.A., nous trouverons la force nécessaire
pour prendre des décisions favorables à notre rétablissement.
En rétablissement, le fait de prendre des médicaments est souvent sujet à controverses.
Il est bon de se rappeler que le texte de base recommande de consulter un médecin pour nos problèmes de santé.
Si nous nous rappelons que la seule condition pour devenir membre
est le désir d’arrêter de consommer, peut-être cesserons-nous de juger les autres.
Le temps d’abstinence est une affaire entre nous, notre parrain (ou marraine)
et notre Puissance supérieure.
Lorsque nous portons un jugement sur un autre dépendant,
nous risquons de lui faire un tort considérable.

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