Forum de discussion Narcotiques Anonymes

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#1 14 06 2015 21:01:29

naïs
Membre

Echapper à ma réalité

En fait la base de mon problème a toujours été que j'ai voulu sans cesse échapper à la réalité. D'abord ce que j'étais et puis le monde qui m'entourais.
La ou les drogues étaient là pour me permettre ce que j'étais incapable d'affronter sobre, la vie.
Je ne comprenais absolument pas ce que je faisais sur cette terre et quel sens donner à ma vie. Et il y avait un énorme vide en moi. Au point de vue émotionnelle, c'était très difficile aussi.
J'essayai de contrôler constamment ma manière d'être et comment les autres me percevaient. J'avais si peur du rejet que je mettais presque tout en œuvre pour qu'au moins on m'apprécie à défaut de m'aimer.
Je pense que je me  détestais, et il y avait un côté malsain en moi, qui recherchait cette condition.
La souffrance est ce que je redoutais le plus et en même temps, je la recherchais car l'inconnu me faisait plus peur.
On peut  dire, une vie de M.... !
Et toujours les mêmes préoccupations, le fric, la dope, ou en trouver, ne pas me faire arnaquer.
Et je pensais que la vie sans drogue serait pire, et  au moins je ressemblais pas à tous "ces moutons" de la société. = Quelle blague ! = On se rassure comme on peut.
Fuir la réalité, ça à l'air génial pour moi mais ça n'a pas fonctionné pour la simple et bonne raison que la réalité finit toujours pas vous rattraper.
Et il vaut mieux que ce ne soit pas au 3ème  âge.
Consommer toute une vie, c'est passer à côté de la sienne.
La réalité c'est souvent difficile, parfois très dur, et quelque fois facile.
C'est comme un jour à la fois.
Pour échapper à la réalité, il y a d'autres moyens que j'ai découvert en ayant le cerveau "clean", ce qui veut dire avec de bonnes connexions.
Etant une dépendante certainement plus sensible, je peux me servir de mes émotions pour  des projets artistiques.
Nous avons nous les dépendants tant de possibilités en nous, il reste à y croire un jour à la fois.
Que la maladie ne nous dicte plus notre mental et que la société de consommation arrête de nous considérer comme des machines à produire et à consommer.
J'ai fini par être assez lucide, et parfois je suis  assez énervée de ce que je vois. L'humour me sauvera, et l'amour = pareil combat = de bons services mutuels.
DE TEMPS EN TEMPS DE RETOUR SUR LE SITE BIG HUG

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#2 19 06 2015 10:24:02

StAubin
Membre

Re : Echapper à ma réalité

Merci Nais, j'identifie beaucoup. .Ça me fait du bien de ne pas être seul avec ça. .  J'ai  du mal en ce moment, et je tombe de haut avec mes rêves. .Bonne 24, à plus tard. .


"On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va."
Christophe Colomb

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#3 19 06 2015 17:09:39

naïs
Membre

Re : Echapper à ma réalité

Parfois, je fais des beaux rêves la nuit, ils ne sont pas les miens, ils sont d'essences divines.
Et le jour, je les ais abandonnés.
Que pourrais-je encore rêver ?
D'être clean, je le suis suffisamment  longtemps pour croire que c'est possible.
Evidement, je préférerai être un oiseau, je pense que voler avec deux ailles qui vous ont  été donné à la naissance doit être formidable.
Et j'aimerai avoir une belle envergure pour pouvoir aller très haut dans le ciel.
C'est pas très réalisable sinon dans l'imaginaire.
Sinon, j'essaye d'être une bonne personne pour quand je mourrai, je laisserai un souvenir d'amour et de tendresse à mon propos.
Dit comme cela, ça à pas l'air très gai !
Mon âme fait des caprices, elle hésite souvent entre la joie et la mélancolie.
C'est une vraie girouette, et tant pis, je m'habitue aux deux.
Aujourd'hui c'est mélancolie, et je vais sortir, voir des amis à une réunion, écouter mais surtout rire, et puis oublier.
Et juste avant, c'était la joie avec une musique, le texte d'un ami avec qui je fais un atelier d'écriture.
Le moral, c'est bizarre !
On dit qu'il faut garder le moral.
Mais je ne sais pas encore si c'est lui qui se barre tout seul ou si c'est moi qui le fait fuir ?
Grande question avec pas encore de réponses, et pas même d'une puissance supérieure.
Enfant, je regardais les magiciens et ce qui était fascinant était la baguette magique plus que le lapin ou la colombe qui apparaissait. je crois que j'ai essayé de la trouver dans les drogues.
J'ai failli devenir une tox de premier choix, langue pâteuse, débit lent, tête renversée sur les genoux et clop tombant du bec constamment.
Après ça, je me dit que toutes les réalités valent mieux que celle-ci.
Alors courage, un jour à la fois et le clean c'est tout de même fantastique.
Hug

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