Forum de discussion Narcotiques Anonymes

Les propos échangés sur ce forum sont l'expression d'individus. Ils ne représentent ni n'engagent, en aucun cas, Narcotiques Anonymes.

Vous n'êtes pas identifié(e).

Annonce

Tout contributeur s'engage à respecter la charte des utilisateurs du forum de discussion, le guide de bon usage du forum et la netiquette.

#1 01 12 2009 23:18:32

corto
Membre

Une petite ballade au pays du blues.

1 :Thiephaine  Paule Personne , rendez vous au dernier carrefour
http://www.youtube.com/watch?v=SkMBn3_5Pds

( clic gauche pour lire et écouter en même temps)






Une légende du blues a la croisée des chemins.

Nous avons décidé de confier notre volonté et notre vie aux soins de Dieu tel que nous Le concevions.

La 3éme étape, comme le chiffre 3 m’ont toujours intrigué
Pour ma part ils me font penser à une légende du blues, celle de Robert Johnson. le mythe du carrefour. Un chemin d’où l’on vient et deux voies possibles. Une carrière rapide qui nous livre seulement 29 titres
Et un 30éme mystérieux jamais enregistré………………..

Le blues est la musique du diable, a contrario du gospel qui est la musique de Dieux. Le ciel est proche de l’enfer et tout a son contraire. Entre ces deux partis il n’y a souvent qu’une nuance, un accord de différence.
Les paroles du blues expriment la perte de toute innocence. Quand on est fils d’esclave (dieux ou diable) sont deux notions qui doivent être très flou et très proche.

Le Blues, mes démons bleus, mes idées noires, dépression et tristesse.
Une plainte dans la nuit, qui reste sans échos, sourde aux oreilles du monde.
Rejet, solitude, l’impression d’être différent, que rien de bon ne peut arriver.

Qui y a t’il au bout de la route, peut-on croire en l’avenir, quand le passé a été volé. Un carrefour dans la nuit, sans éclairage un ciel sombre et une pluie qui rythme le présent, qu’elle direction prendre ?
C’est aussi d’une énergie incomparable, une voix rauque surplombant une simple guitare sèche, ou un son électrique, comme une deuxième voix, quand les cordes vocales sont bloquées par les larmes.
La voix est primordiale dans cette musique, et c’est bien la parole, l’échange, la compréhension de l’autre, l’écoute, l’intonation des mots, qui donne un sens a cette vie, que l’on soit fil d’esclave, ou simplement prisonnier de sa réalité.

2 : Son house Death letter blues
http://www.youtube.com/watch?v=QwjGytOVVQA

L’Esclavage est t’il un laboratoire de la souffrance humaine ?
L’économie moderne, n’a fait que résoudre le problème du transport, il suffit de voir qui attend, patientent, sous les abris de bus dans nos banlieue à 6h00 du matin. Ou les esclaves sexuels, servant d’antidépresseur le long de nos routes nationales.

La souffrance….En trois accords, peut se transformer en sensibilité, en une véritable expression populaire, aider les gens dans leurs  quotidien, par les notes par les mots, et le fait de ressentir la même émotion.
Parce que la musique résonne dans notre âme, elle crée un véritable lien.
Robert Johnson lui, a vendu la sienne, en faisant un pied de nez au diable, et négocier des brides de paradis sur cette terre.
Peut être vous aussi ?

Elle permet a nous tous, différent, de prendre un même rythme, d’être en compréhension de cette douleur humaine et cela va bien au-delà des mots.
Une souffrance exprimée, partagée, permet de grandir, la garder pour soit seul est simplement destructeur.
Cette légende du carrefour a deux protagonistes.

Dans le petit monde des amateurs de blues, l’anecdote est connue. Elle se déroule à la fin des années 1920. Plus précisément, dans la région du Delta, soit un triangle de terres délimité par le fleuve Mississipi. Tout deux graveront quelques morceaux mémorables, pour les générations futures. Il faut savoir en effet que leurs disques étaient catalogués « Race Records » et n’étaient distribués que parmi les populations noires.
Chronologiquement, le premier à raconter cette histoire est Tommy Johnson.
Chanteur guitariste né en 1896, victime de la Grande Dépression, et de son penchant invétéré pour l’alcool.

Il nous laisse, Canned Heat »,  3 : tommy Johnson, canned heat
http://www.youtube.com/watch?v=ayucqk6UkQI&feature=fvw

Tommy raconte qu’il a appris à chanter et jouer le blues en se rendant à un carrefour. Sur les douze coups de minuit, un géant noir est apparu, qui lui a pris son instrument, l’a accordé, a joué quelques morceaux, avant de lui rendre.

Et miracle, dès ce moment Tommy savait jouer et chanter comme pas un ! Ce qu’il n’a jamais clairement expliqué, c’est si en contre partie, il lui avait cédé le contrôle de son âme.

Le Deuxième est Robert Johnson.
Robert allait connaître une gloire phénoménale après sa mort,  alors qu’il n’avait que vingt-six ans. Sa biographie en fait une sorte d’Arthur Rimbaud de la culture afro-américaine. Parmi ses morceaux les plus repris, les plus copiés, figurent "Sweet Home Chicago" (dont une longue version endiablée… dans le film "Blues Brother"), et Crossroads.

En 1927 Robert à 16 ans, il habite à proximité d’une plantation, où se produisent quasi quotidiennement trois "pointures" de cette musique naissante qu’est le blues du Delta : Charley Patton, Son House et Willie Brown.
Trois guitaristes, trois pointures, qui hachent lourdement la mesure sur leurs 6 cordes, le pouce de la main droite comme battoir, le goulot d’une bouteille cassée sur l’annulaire de la main gauche, s’inspirant du style des guitaristes hawaiiens. Ils arrachent à la guitare des sons glissés d’une intensité acoustique profonde et bouleversante.

Lors d’une soirée animée par le fameux trio, Robert monte sur scène,. Amusés ils le laissent faire. Robert se lance et… se plante magistralement.
Robert Johnson se retire sous les rires et les sarcasmes. Il aura l’occasion de ruminer son humiliation. Ensuite commence le mystère : que s’est-il passé durant les six mois qui suivirent la déconfiture de Robert ? A en croire Son House, qui fut interviewé sur tout ceci trente ans plus tard. Robert est réapparu  et a repassé son examen d’entrée dans le cercle étroit des crieurs de blues : cette fois, il les a tous laissés sur le cul.
Il jouait divinement de la guitare et chantait comme un maître, des paroles de son cru. Une véritable métamorphose. L’explication ? On la trouve en partie dans les paroles de sa chanson Crossroads.

4 : robert Johnson crossroad
http://www.youtube.com/watch?v=Yd60nI4sa9A

Je suis allé au carrefour,
Suis tombé à genoux,
J’ai demandé au Seigneur d’avoir pitié de moi
Et de bien vouloir me sauver

Une prière peut ‘elle donner du talent ?

On ignore si c’est Robert lui-même qui a fait circuler la rumeur, mais le fait est que celle-ci est allée s’amplifiant au point de passer pour réalité historique. L’adolescent humilié s’est rendu à un carrefour isolé sur le coup de minuit, y a rencontré non pas Dieu, mais un grand diable qui a ensorcelé sa guitare et sa voix, vraisemblablement au prix de son âme.

Et voilà, comme Tommy avant lui, Robert s’est ménagé un sort plus favorable en faisant commerce avec le malin.

De toute façon, ça tombait bien, puisque le blues est la musique du vice, celle de la drague, de la bringue, de l’amour sous toutes ses formes, et puis aussi de la criminalité, des meurtres, des jugements et, qu’on soit coupable ou non, des condamnations.

Bref, Robert s’est acoquiné avec Satan et il s’en fiche, il en rit même.
Les paroles du Blues sont souvent bourrées de dérision, souvent avec un sens caché, l’habitude d’être discret. La vérité, le quotidien, sortant des textes des bluesmen, assez dangereux à chanter.

La fièvre créatrice, l’inspiration musicale est symbolisée par un carrefour et la rencontre d’un démon en un non lieu, à l’intersection de deux routes. Pourquoi ?

Une première réponse nous vient de l’Afrique bien sur. Le dieu ou le diable ? Legba, des animistes, du Nigeria ou du Cameroun, ce tient au croisement des chemins, ou les hommes lui demande de les comprendre et d’infléchir un sort défavorable.

Toute la musique noire américaine, baigne dans un océan de spiritualité même négative, engendré par la souffrance et la peur.

Legba, lui aussi a traversé l’Atlantique alias Eshu au brésil, il est réapparu avec les rites vaudou.

Nous somme au carrefour avec l’âme d’un mort. En Angleterre une étrange coutume persiste jusqu’au début du XIXème siècle. Quand un criminel condamné à la peine capitale mettait fin à ses jours avant l’exécution, on l’enterrait sous les pavés d’un carrefour après lui avoir planté un pieu dans le corps.
Si jamais le fantôme (l’âme) du damné, risquait de venir hanter les vivants. En agissant de la sorte, on ne risquait plus rien : si d’aventure le fantôme réussissait à se dégager du pieu, au carrefour il ne saurait pas quelle route prendre !

On retrouve là plusieurs des ingrédients du mythe fondateur du blues. Johnson ne contredit pas davantage la version de l’âme vendue au diable, puisqu’il a soin de préciser « my evil spirit », soit son âme dédiée au mal, c’est-à-dire damnée.

Une piste parallèle mène au symbolisme judéo-chrétien. Le carrefour est un lieu ésotérique par excellence, et ce n’est pas pour rien que jadis les chrétiens y érigeaient des calvaires. Le croisement des routes est en effet symbolique, du choix entre le Bien et le Mal, de même qu’il symbolise le "double chemin" séparant le monde des morts de celui des vivants.

On retrouve le même récit dans la mythologie grecque, où le chien Cerbère filtre les vivants et les morts à un carrefour dont l’une des voies mène à Hadès, et l’autre aux Enfers. C’est au carrefour que l’individu fait son choix. Vivre c’est bien choisir. Une fois la route choisie, plus moyen de revenir en arrière. On est damné une fois pour toutes. D’où peut-être le fond du désespoir qu’on touche quand on se laisse embarquer par les chansons de Robert Johnson. La croix, symbole chrétien de résurrection, bien sûr, mais également avant cela symbole grec de renaissance. L’histoire de Tommy ou Robert Johnson est bien le récit d’une renaissance, de la résurrection d’un homme qui n’était rien et qui soudain se découvre artiste, griot, porte-parole de ses frères humains.

Le blues, la note bleue, la croisée des chemins.
Quand ont ne sais plus si c’est le manque ou la déprime qui zappe le réel.
Le manque de quoi ? D’ailleurs.

Dieux ou le Diable, pourquoi pas ?, si c’est le lien qui me fait ressentir ce qui m’entoure.
La vie, la liberté est juste dans l’instant, les yeux ouvert pour les apercevoir.
Elles sont dans un moment de solitude, ou de sincérité entre amis, il ne faut pas je crois, les chercher plus loin.
Ou alors elles se trouvent quelques instants au carrefour, a la croisée des chemins.
La vie serai t’elle un choix, une suite de choix ? Sans retour ?

Ca serait vite oublié l’envie et le désir. Sinon c’est vite, la servitude et l’abnégation.
Moi j’aime visiter et faire marche arrière, si ca ne me convient pas, le voyage du retour peu être aussi riche en enseignement que l’aller, de toute manière le soleil n’aura plus la même position, et la lumière sera différente, les possibilités sont infinies.

J’aime aller au bout aussi, c’est le propre de la passion.
Le blues ne fait pas que pleurer, sinon il ne fera, qu’accepter la condition de servitude de l’être humain. Il cri, il hurle, il invente, un pas vers la liberté.

L’énergie du désespoir, qui rend une vie possible. Le courage est dans la persévérance. Pendant ses 6 mois d’absence Robert a du travailler la guitare et sa voix jour et nuit comme un fou, et une fois son rejet surmonté, il a transformé son humiliation en talent.
La vie comme une révélation, c’elle de Dieu ou du diable, peut importe, l’important c’est qu’elle vibre, les pieds sur la terre battue ou alors sur un sol de marbre, les pieds reste les mêmes et transmettent a tout le corps, jusque l’esprit.

Robert Johnson a confié sa vie au diable, certainement pour ne pas la gérer lui-même, une preuve d’humilité, en ayant compris, que sa propre volonté, ne pouvait que le faire mourir d’orgueil.
Se confier et avoir confiance, pour être libre et recevoir la chance.
La vie est au carrefour, sans doute, en équilibre et dans l’instant. Pas simplement l’ombre et la lumière.
Au bout de la route il y a toujours un carrefour, savourer l’instant de la croisée et partir en ballade,
ca vous tentent ?

Il ya également 3 hypothèses a sa mort.

-Empoisonné, par un mari jaloux, version raconté par ses compères bluesmen. Un mari jaloux aurait offert à Robert Johnson une bouteille de whisky contenant de la strychnine, le rendant malade et le faisant mourir de pneumonie 3 jours plus tard.

-Poignardé :
Le coup de poignard aurait été porté par une femme jalouse.

-syphilis : il est pratiquement sûr que Robert Johnson avait la syphilis, et cela n'a rien d'étonnant compte-tenu de la vie dissolue du bluesman.

Ca n’a pas que du bon d’inventer sa propre légende. D’inventer sa vie au lieu de la vivre, de rester coincé dans sa bulle, mythomanie pour oublier sa condition, pour ne pas voir le réel. L’alcool et les produits à profusion aidant beaucoup sur ce chemin, nombreux bluesmen ont sombrés et ont disparu par la dépendance.
Éric Clapton qui consacre un album complet a Robert Johnson, a ouvert une clinique a Antigua appelée Crossroads, basé sur un programme spirituel, méthode du Minnesota.

Pourtant tout les grand groupes de rock, s’inspirant souvent du blues ont fait de même, inventer leurs légendes en reprenant les titres de ROBERT, inventeur du rock avant l’heure.
Son influence est. Immense.
Une clameur montant des champs de coton aux confins du Delta du Mississipi.

On retrouve cette ambiance dans le film O Brother, 3 prisonniers s’échappent de prison pour aller à la quête d’un trésor.
Les instruments sont à la base rudimentaire, une simple corde fixée sur une planche. On retrouve cet instrument au Mali.

Le blues urbain de l’après guerre voie apparaitre, les amplificateurs.
Le Blues électrique de Chicago. Beaucoup de noirs américains ayant déménagés pour les villes du Nord.

5 :Luther Allison A Change Must Come
http://www.youtube.com/watch?v=nEZWr0sPXsE

Revenons au Delta du Mississipi, ou Delta mystique de la conscience à 3 coté Égaux.
Ou était l’œil de la conscience lors de l’assassina dans la région du delta, de Louis BOBO en 1955.
Son meurtre fut l’un des principaux déclencheurs de la création du mouvement des droits civiques afro Américains. Black Power.

Le blues qui espère de la boue a l’eau claire.
MUNIA ABU – JAMAL, ex black panthère déclare.
ILS NE VEULENT PAS SIMPLEMENT MA MORT.
ILS VEULENT MON SILENCE.

Vous comprendrez mes frères, BROHERS, le sens souvent caché, de la parole des bluesmen.
Pour Munia, 27 ans de cachots dans le couloir de la mort et toujours debout.
Avec léonard Peltier, amer indien, lui aussi prisonnier politique.
Accusé d’avoir assassinés tout les deux des policiers, crime qu’ils n’ont jamais commis.
C’est une habitude aux états unis, il y a déjà eu Rubin Carter, Bob Dylan nous en fait part avec Hurricane, 19 ans de prison et déclaré innocent.

Le pacte avec le diable continue.

Prisonnier politique oublié du 21émé siècle. On comprend de mieux en mieux la puissance et la violence des riffs, les mots cachés, l’âme et la note bleue comme moyen d’expression.
Munia échappant plusieurs fois à la chaise électrique, grâce aux pétitions des collectifs d’artistes.

Munia 2éme citoyen d’honneur de la ville de Villejuif après Nelson Mandela.
Le 93 le 9- 3 département certainement plus humaniste que le décrive les médias.
Pour détruire le mouvement des Blacks Panthères, la CIA et le FBI ont tout simplement, répandus et favoriser le trafic des produits durs. Ramenant à néant ce mouvement citoyen.

Le problème c’est que ca ne reste jamais cantonné a un quartier, et que tout le monde est touché. Je ferai certainement preuve de cynisme mais sans doute de réalité, en le comparant à nos propres banlieues.

Je ne connais pas à cette heure, la réaction de l’administration Barac Obama, concernant ces 2 affaires et sa position sur la peine de mort.

La liberté retrouvé et l’innocence reconnue de Mounia et d’Albert Peltier, serait sans doute un véritable pas en avant pour l’humanité, plutôt que les rétrospectives de la conquête spatial.

Obama incarnerai t’il, lui aussi la croisée des chemins.
Comment ne pas espérer et croire en la fraternité, Brother .

Le blues est bien inscrit dans l’histoire de l’esclavage, de la prison et de la peine de mort.
Au travers de Barac Obama si seulement, l’histoire pouvait rencontrer l’espoir.
De la boue a l’eau claire, je suis le blues qui espère.

Suite à notre dernière crise économique, nous sommes sans doute également a la croisée des chemins.
Deux voies sont possible soit un système plus égalitaire et redistributif, sincèrement, j’ai peine a y croire, les profits ont déjà repris leurs droit.

Soit un système plus violent que le capitalisme, qui est sans doute déjà inventé, grâce aux fichiers numérique.
Le blues n’a pas fini de chanter.

Revenons a l’espoir qui est souvent représenté, par les femmes, et c’est bien elles, qui ont diffusées le blues, chantant de baraque en bois, en baraque en bois au fin fond du Mississipi.
Femme et mère, mère de la terre d’Afrique, donnant et source de vie.

Pour les chanteurs de blues les femmes représente souvent la liberté et pourtant.........................
Un truc inaccessible pour le quel, les fils d'esclaves ne sont pas programmés, un être, une histoire, qui n'appartient n'y au diable, n'y a dieu.

Nos bons thérapeutes appelleraient ça de la dépendance affective.
L'amour est' il un passeport pour la liberté ?

Au carrefour le chanteur est pourtant seul devant son choix, L'important est de choisir la route au bout de la quelle, est son talent.

Frère et sœurs humaines, comme dieu ne veut pas de moi, je me baladerai à coté du diable, pour mieux te connaitre.

La sueur et le mauvais alcool qui imprègne mon âme.
L'amour de la vie et des autres pour me libérer.
Chanter le blues qui te parle.

6:Muddy Waters Willie Dixon, You need love
http://www.youtube.com/watch?v=pmZyNKBJ4pI

Bien des années après un retour d’Afrique, je me suis surpris à écrire c’est quelques mots.

Afrique blues

L’Afrique tu la prends comme une femme.
Elle te quitte comme une chienne.
Chaleur, torpeur, langueur.
Ca saigne comme une plaie ouverte.

Nette et sans bavure.
C’est du piétinement, qui fait un refrain.
C’est le soleil qui se lève tout les jours.
Imperturbable, quoi qu’il advienne.

Ca efface tes nuits d’insomnies, tes nuits d’ivresse.
C’est les bruits qui montent de la rue, jusqu’a ton âme.
C’est le cliquetis de la pluie.
Qui te dit, tu es en vie !

C’est deux jambes d’ébène, sur le tabouret.
Que tu poursuis. Toute ta vie.
Vibration que toi seul
Tu as senti.

Comme deux seins aux rythmes de la nuit.
Mère, de la terre.
Qui te réveille le matin.
Ca t’accompagne, quand elle est partie.

Violence, passion, sans saisons, sans raison.
Pour te dire.
C’est juste pour aujourd’hui.

Je vous laisse écouter la puissance de 7 : Koko Taylor, Ernestine

http://www.youtube.com/watch?v=62322RC1xyE


On entend dire souvent que le blues vient du Mali. ALI FARKA TOURE déclare Le mot « blues », ce sont les Occidentaux qui l’ont créé. Nous, on appelle notre musique « baula » (le bleu), c’est-à-dire le reflet des paysages dans l’eau du fleuve Niger ».
Les gens qui ont le don de communiquer avec les esprits sont appelés "enfants du fleuve" .Ali en fait parti, il en tombe malade a 13 ans, 3jeunes filles dans ses chimères lui donneront le don de la musique. En occident on l’aurai sans doute taxé de schizophrène. Ou est la culture ? Ou est l’expression ?

Ali recevra 2 « gramen Howard », il n’en oubliera pas pour autant de cultiver sa terre et de s’investir pour son village. Je l’ai découvert également dans un très beau documentaire intitulé, Le Miel n’est jamais bon dans une seule bouche.
La même classe, le même tempo que John Lee Hooker

8 : Ali Farka Touré,
http://www.youtube.com/watch?v=LSWuzp_0 … dded#at=44


Instantané. Blues

Une Balafre a côté du cœur.
Le battement, contrarié, irrégulier.
Cicatrises, qui cautérisent la peur.
Pas moyen, avec les leurs, de s’habiller.

Une fracture a soigner.
Fil de vie sous la peau.
Les idées qui s’échappent par poignée.
La boue, le froid, remplacés par le fluide de l’eau.

Une facture a payé.
Adition, addiction du temps.
Compte d’énergie bloqué.
Un jour, un pas, bien trop lent.

Les yeux verront dans le noir.
La liberté de l’intérieur.
Je m’installerai loin des comptoirs.
La lumière venant de l’extérieur.

Loin des meutes du désespoir, ou de la victoire.
La balance en moi.
L’obscurité du laminoir.
Les 3 cotés posés sur la pointe du toi.

L’âpre, l’amer et le sucré en rang comme une armée
La lumière de la rue.
Insensible au vent des marées.
Une vérité mise à nue.

Blues et Fraternité deux mondes qui a priori, n’ont pas de raison de ce rencontrer et pourtant !!!!!!!!!!!

En me relisant, je trouve une fois de plus, que tout est bien lié, le bluesman ou tout simplement l’être humain, est bien l’artisan de son propre talent ou de sa propre destruction, dualité existentiel. Cette musique m’a toujours touchée, m’accompagne depuis longtemps, je sais aujourd’hui, par le fait d’avoir écrie ces quelques lignes, un peu plus pourquoi, sans doute l’expression puissante, de la création. Le fait de bien appartenir à cette terre, que je le désire ou non.

Merci de m’avoir lu, et j'espère que vous avez fait une bonne ballade.

9 : Dog Taylor
http://www.youtube.com/watch?v=9nbTfakkk9M


« La sagesse est d’être fou lorsque les circonstances en valent la peine »

Hors ligne

#2 02 12 2009 00:58:51

Doisneau
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

Elle est formidable cette femme Koko Taylor....

Merci Nobru


Vivons heureux, maintenant, car demain il sera trop tard !!!!

Hors ligne

#3 24 03 2012 03:29:10

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

pour

Dernière modification par Tess (19 08 2013 18:07:24)


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#4 25 03 2012 03:07:35

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

et c'était quoi,alors? sad


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#5 25 03 2012 07:15:08

XYZ
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

Hors ligne

#6 25 03 2012 07:18:35

XYZ
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

http://youtu.be/wZRaK0j8DMs

Big Mama Thornton - Hound Dog

Hors ligne

#7 25 03 2012 09:44:54

corto
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

java.j.jordan a écrit :

http://www.youtube.com/watch?v=SkMBn3_5Pds
ils disent que la vidéo n'est plus dispo
smile

http://www.youtube.com/watch?v=9nbTfakkk9M    Dog taylor


« La sagesse est d’être fou lorsque les circonstances en valent la peine »

Hors ligne

#8 15 04 2012 19:26:02

neanderthal
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

Moi, j'aime bien George Thorogood & the destroyers.


J'ai raison, tu as raison et d'ailleurs ... tout le monde a raison.

Hors ligne

#9 27 08 2012 22:41:54

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

ils

Dernière modification par Tess (19 08 2013 18:08:04)


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#10 27 08 2012 22:56:33

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

et

Dernière modification par Tess (19 08 2013 18:08:30)


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#11 28 08 2012 06:38:30

lucky
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

merci pour la zic tess smile


(((((((( Big Hug ))))))))

Hors ligne

#12 27 01 2013 01:01:54

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

impro

Dernière modification par Tess (19 08 2013 18:09:03)


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#13 03 02 2013 03:39:31

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

j'ai

Dernière modification par Tess (19 08 2013 18:09:29)


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#14 08 03 2013 23:20:09

corto
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

Le blues chant de résistance, est la musique de la souffrance, de l’esclavage, aujourd’hui aboli.

Il nous prouve que rien n’est jamais inéluctable et qu’un individu peut se libérer de ses chaînes et un peuple de son oppresseur.
Le blues n’est pas triste au contraire il nous invite à l’espoir.
Reste à nous libérer des chaînes dans nos têtes ici et maintenant.

http://www.youtube.com/watch?v=6K9c9MlI … 73E90675A4


« La sagesse est d’être fou lorsque les circonstances en valent la peine »

Hors ligne

#15 09 03 2013 08:18:02

lucky
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.


(((((((( Big Hug ))))))))

Hors ligne

#16 09 03 2013 14:47:02

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

merci Corto et Lucky

Dernière modification par Tess (19 08 2013 18:10:03)


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#17 09 03 2013 18:22:29

thalassa
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

.

Dernière modification par thalassa (09 03 2013 18:28:10)


La voix est libre !!!

Hors ligne

#18 09 03 2013 19:06:13

lucky
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

les anciennes elles ont joué un rôle importent dans la musique Blue...

http://www.youtube.com/watch?v=Yhis33IOXN0

http://www.youtube.com/watch?v=j-o-s-5eAXc


(((((((( Big Hug ))))))))

Hors ligne

#19 09 03 2013 19:13:45

lucky
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.


(((((((( Big Hug ))))))))

Hors ligne

#20 03 04 2013 21:03:06

MJ
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

ça caille, tant pis c'est l'printemps quand même !

http://www.youtube.com/watch?v=YW1rdaFx … ture=share

Hors ligne

#21 04 04 2013 04:29:47

addict0
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

Hors ligne

#22 04 04 2013 17:46:05

lucky
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.


(((((((( Big Hug ))))))))

Hors ligne

#23 22 04 2013 15:19:45

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

.

Dernière modification par Tess (19 08 2013 18:10:41)


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#24 22 04 2013 19:26:33

nam
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

Merci Tess, tu m'as donné envie d'écouter Eric Satie....intemporel
http://www.youtube.com/watch?v=Nzb62We2GqE


"On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux"

Hors ligne

#25 22 04 2013 21:54:24

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

.

Dernière modification par Tess (19 08 2013 18:11:15)


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#26 23 04 2013 06:57:58

StAubin
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.


"On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va."
Christophe Colomb

Hors ligne

#27 23 04 2013 07:03:06

StAubin
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.


"On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va."
Christophe Colomb

Hors ligne

#28 23 04 2013 07:18:44

MJ
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

rhaaa j'adore ! et cet air et le film. Tendresse particulière pour ma grand mère thaï qui vivait en Indochine. Merci St Aubin pour ce p'tit moment d'émotion en ce mardi matin.

Hors ligne

#29 25 04 2013 23:39:03

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

.

Dernière modification par Tess (19 08 2013 18:11:51)


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#30 26 04 2013 06:34:24

lucky
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

la musique US est arrivé à cette époque interdit pendant la guerre  peut connus avant ou resserve à quelques initier smile


http://www.youtube.com/watch?v=pHKZVJraSpc


(((((((( Big Hug ))))))))

Hors ligne

#31 26 04 2013 11:59:24

MJ
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

Pas mal Tess  smile  Pour aujourd'hui, j'suis plutôt dans ce trip là
http://www.youtube.com/watch?v=3aAzdHnYfuk

Hors ligne

#32 01 06 2013 21:11:48

corto
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

http://www.youtube.com/watch?v=oW5_MJ4P … ture=share


http://www.youtube.com/watch?v=gnXMp57tQlU



Faite, fête vous plaisir!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


« La sagesse est d’être fou lorsque les circonstances en valent la peine »

Hors ligne

#33 02 06 2013 21:58:05

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

.

Dernière modification par Tess (19 08 2013 18:12:30)


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#34 02 06 2013 22:19:26

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

et

Dernière modification par Tess (19 08 2013 18:12:57)


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#35 04 07 2013 23:55:55

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

.

Dernière modification par Tess (19 08 2013 18:13:24)


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#36 14 08 2013 22:25:29

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

à Paris ce soir à la terrasse d'un café,
une petite valse:

http://youtu.be/pCDCw5kRfhw

douce douce nuit en paix à vous tous


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#37 04 09 2013 14:45:11

élise27
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

voyage   bon aujourdhui à tous


http://youtu.be/mz4uDncAqu4

Hors ligne

#38 09 09 2013 16:58:21

lucky
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.


(((((((( Big Hug ))))))))

Hors ligne

#39 21 09 2013 23:41:59

élise27
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

émouvante histoire que celle de cet homme
http://youtu.be/AjRAprz5fq8
bon dimanche

Hors ligne

#40 13 10 2013 16:34:46

corto
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.


« La sagesse est d’être fou lorsque les circonstances en valent la peine »

Hors ligne

#41 13 10 2013 18:54:31

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

quel son!
ça met de bonne humeur tt de suite
merci


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#42 13 10 2013 20:59:52

lucky
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.


(((((((( Big Hug ))))))))

Hors ligne

#43 29 03 2014 00:12:24

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

its really time to go away

http://youtu.be/NduqttXVKmA


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

#44 29 03 2014 10:54:01

corto
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.


« La sagesse est d’être fou lorsque les circonstances en valent la peine »

Hors ligne

#45 19 09 2015 03:54:48

Tess
Membre

Re : Une petite ballade au pays du blues.

un calin musical pour nous tous ce week-end automnal
https://youtu.be/x70G-NhyUPI


your history doesn't determine your destiny

Hors ligne

Pied de page des forums